Dans l’ingénierie de haute performance, il n’existe pas d’espace superflu. À mesure que la densité de puissance augmente, il est impossible d’échapper aux lois de la physique. Alors que les boîtiers mécaniques continuent de rétrécir pour répondre aux exigences de poids et de résistance, il faut néanmoins conserver un espace suffisant pour que les systèmes haute tension fonctionnent correctement.
Les enjeux ne pourraient pas être plus élevés pour Team Ribbot lorsqu’il s’agit de ces compromis. Ribbot vient d’être sélectionné pour la BattleBots Pro League, un tournoi sur invitation uniquement où les 24 meilleurs robots du monde s’affrontent dans un format à élimination directe.
BattleBots a toujours été une plateforme permettant aux robots de faire leurs preuves en compétition ; la Pro League, quant à elle, marque l’émergence d’un niveau professionnel dans ce sport. Cette nouvelle ligue exige du professionnalisme jusque dans les moindres détails techniques, car le moindre compromis peut provoquer la défaillance du robot ou son élimination rapide par un adversaire. Pour participer à cette nouvelle ligue, Ribbot a intégré un contrôleur moteur personnalisé de 10 kW dans son châssis, rendant la conception plus complexe que jamais.
La cause profonde de ce conflit se situe au niveau du boîtier du contrôleur moteur. Les ingénieurs mécaniques ont besoin de positions de trous précises pour obtenir la précharge correcte des dissipateurs thermiques ; sans cela, il n’existe aucun moyen d’éviter une défaillance thermique pendant un combat de trois minutes. Pendant ce temps, les ingénieurs électriciens ont besoin de ce même positionnement précis pour placer les plans d’alimentation à fort courant.
Les années précédentes, l’ingénieur électricien exportait un fichier STEP et l’envoyait par e-mail à l’ingénieur mécanique. Celui-ci l’ouvrait, constatait qu’un trou interférait avec un condensateur, déplaçait le trou, puis renvoyait le fichier STEP modifié. Le processus était fastidieux, sujet aux erreurs liées aux problèmes de contrôle de version et entraînait fréquemment des références CAO rompues.
Aujourd’hui, Ribbot n’est plus prisonnier de ce cercle vicieux grâce à MCAD CoDesigner d’Altium. Sans avoir besoin d’exporter ni d’importer manuellement des fichiers, l’équipe peut travailler directement dans le workflow push-pull pris en charge nativement par le logiciel. Lorsque l’ingénieur mécanique apporte des modifications à un trou de fixation dans son environnement, il pousse les mises à jour vers le cloud, où elles sont récupérées par l’ingénieur électricien puis intégrées à l’implantation via Altium Designer.
L’impact de ce workflow sur leur productivité a été considérable. Ils n’ont plus besoin de passer du temps à déterminer ce qui a changé, car tout se synchronise instantanément et automatiquement. De plus, ils ont pu mettre en œuvre des conceptions de cartes plus élaborées ainsi que des câbles flex personnalisés. Au final, le résultat est un robot très efficace, facile à maintenir et incroyablement fiable.
"Nous pouvons passer par toute une série d’itérations en seulement deux heures de travail sur le projet, au cours d’une soirée. Notre capacité à itérer rapidement et à résoudre les difficultés que nous rencontrons accélère énormément le processus de conception." — Cam, ingénieur mécanique principal
Grâce à MCAD CoDesigner, l’écart entre Altium Designer et les principaux logiciels MCAD, notamment SOLIDWORKS, PTC Creo et Autodesk Inventor, est comblé. Le processus de synchronisation bidirectionnelle permet aux ingénieurs des deux départements de travailler en permanence sur la modification du même prototype numérique, sans échanger de fichiers IDF/STEP obsolètes.
Dans la BattleBots Pro League, le triomphe ou l’explosion se joue parfois à seulement quelques millimètres de dégagement. En perfectionnant le processus d’intégration ECAD-MCAD, Ribbot peut s’assurer que sa technologie ne se contentera pas de survivre, mais qu’elle vaincra aussi la concurrence.
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Contrairement aux fichiers STEP statiques, qui perdent souvent leur intelligence ou rompent les contraintes lors d’une réimportation, MCAD CoDesigner conserve la géométrie native de la carte. Cela permet aux ingénieurs mécaniques de définir des contours ou des découpes complexes dans leur outil de CAO et de les transférer directement vers Altium Designer sous forme de formes de carte dynamiques et modifiables.
Non. Le système push-pull est basé sur le cloud, ce qui signifie qu’un ingénieur peut envoyer une modification à la fin de sa journée de travail, et que l’autre ingénieur peut la récupérer et l’examiner lorsqu’il commence la sienne. C’est ainsi que Team Ribbot gère un projet réparti sur cinq États et fuseaux horaires différents.
Oui. Avant d’intégrer une modification, vous pouvez afficher un aperçu du déplacement ou de la modification proposée. Cela vous permet de vérifier les dégagements et de vous assurer que le changement n’introduira pas un nouveau conflit avant de l’appliquer à votre espace de travail.
MCAD CoDesigner prend en charge les outils standard de l’industrie utilisés par les professionnels, notamment SOLIDWORKS, Autodesk Inventor, Autodesk Fusion, PTC Creo, Onshape et Siemens NX (abonnement Enterprise uniquement).